Ces dernières semaines, la Belgique a été rattrapée par la poussière du racisme qu’elle mettait sous le tapis depuis tant d’années. Le témoignage de Cécile Djunga, l’agression d’un jeune homme poussé sur des rails à la gare d’Aarschot, les violences atroces commises contre une jeune fille voilée à Anderlues, les chants racistes contre deux femmes au Pukkelpop et le reportage dévoilant l’existence du mouvement de jeunesse d’extrême-droite proche de la NVA Schield en Vrienden en Flandre…, ces quelques exemples parmi les plus médiatisés démontrent à nouveau que la lutte contre la haine et la bêtise n’est jamais gagnée et qu’elle doit encore et toujours se renforcer, Aujourd’hui, la parole raciste redevient banale, voire légitimée puisqu’elle est partagée par certaines des plus hautes personnalités du gouvernement. Les peurs sont agitées à dessein pour détourner les regards des problèmes socio-économiques de notre pays et alimenter à peu de frais des scores électoraux. Il est urgent de réaffirmer que le racisme est un délit, que chacun a sa place en Belgique et de le prouver par l’application stricte de la justice.

La question des relations entre les citoyens et entre les cultures est une priorité des écologistes. Et évidemment, cela passe par nos communes. C’est dans nos lieux de vie quotidiens que nous pouvons favoriser au mieux les rencontres entre tou.te.s. C’est la raison pour laquelle les écologistes de Berchem-Sainte-Agathe et de Koekelberg, par exemple, souhaitent créer des événements multiculturels annuels. Ces derniers proposent également de dépasser les limites linguistiques dans toutes les collaborations artistiques et culturelles: danse, cirque, arts visuels… À Watermael-Boitsfort, notre bourgmestre, Olivier Deleuze défend entre autres l’organisation d’une action structurelle à l’attention des réfugiés politiques, économiques et climatiques en impliquant les habitant.e.s : lieu d’accueil, information sur les possibilités d’aide, etc. Tous ces exemples prouvent l’importance que nous accordons à des communes ouvertes et accueillantes pour tous. L’éducation et la culture bien sûr, mais également les rencontres avec l’Autre sont les trois piliers majeurs de la lutte contre le racisme et les préjugés.

Lire newslettre en entier.

Guillaume Defossé, Rajae Maouane, Arnaud Pinxteren
Co-présidents de la Régionale de Bruxelles