Au printemps de l’an dernier, le député écologiste Alain Maron dénonçait le scandale du régime d’exception dont jouissait le Samu social : l’ ASBL soit-disant privée bénéficiait, grâce à ses relais politiques, de soutiens publics énormes avec des moyens de contrôle insuffisants, le tout en cadenassant la politique d’aide aux sans-abris pour un dispositif uniquement humanitaire et non de solution structurelle de sortie de rue.

 

Ces révélations allaient provoquer un véritable séisme à Bruxelles : démission du Bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Yvan Mayeur et mise en place, à la demande des écologistes, d’une Commission d’enquête, qui vient de rendre public son rapport provisoire.

Ce rapport, qui fait l’objet d’un accord entre 8 partis, met à plat, sans concession, les manquements et les dysfonctionnements du Samusocial, de la Ville de Bruxelles, de son CPAS, de la Région, du Fédéral et même de l’Inspection des Finances. Au-delà des responsabilités, qui sont clairement établies et nommées, et des 30 recommandations visant à empêcher que de tels problèmes puissent encore survenir, cette Commission a déjà produit des effets très concrets :
la structure et le fonctionnement du Samusocial ont été modifiés grâce aux recours à des experts du secteurs, qui sont en train de professionnaliser la structure et de mettre de l’ordre là où c’est nécessaire;
la nouvelle ordonnance sur la politique “sans-abris” doit enfin ouvrir la porte vers une véritable politique de diminution du nombre de sans-abris à travers une aide pour éviter de tomber dans la la rue ou pour s’en sortir ; le scandale Samusocial a permis d’ “ouvrir la boite” de la mauvaise gouvernance à Bruxelles et plus particulièrement autour de la ville et sa galaxie d’Asbl.

« Je serai en outre particulièrement vigilant à ce que les recommandations de la Commission soient mises en œuvre concrètement . Il est d’ailleurs prévu que le Gouvernement fasse rapport au Parlement fin 2018 et fin 2019 concernant la mise en oeuvre de ces recommandations », conclut Alain Maron.