Ces dernières semaines, à Watermael-Boitsfort, Ixelles, Saint-Gilles, Forest, Etterbeek et Schaerbeek, les collèges dont font partie Ecolo et Groen ont remis des avis négatifs pour l’installation de panneaux publicitaires LED animés dans leur commune. Et ce, pour plusieurs raisons. D’abord, il est évident que cela pose un problème de sécurité routière et environnemental puisque ce genre de panneau détourne beaucoup plus l’attention des usagers de la voirie et est dix fois plus énergivore que les anciens. Cela pose également la question des écrans qui envahissent de plus en plus nos vies (smartphones, télévisions, ordinateurs…) et qui ont un impact négatif reconnu en particulier sur le développement du cerveau des jeunes enfants. Par ailleurs, ça nuit au patrimoine architectural et à la qualité de l’espace public.

Un ancien PDG de TF1 disait à l’époque que le rôle de son groupe était de « vendre à Coca-Cola du temps de cerveau humain disponible ». Si cette phrase avait fait polémique, c’est probablement moins par son cynisme que par le fait qu’elle mettait en évidence la simple réalité de la manipulation par le marketing des citoyens transformés en consommateurs passifs. C’est une évidence, la publicité ne nous veut pas du bien, elle veut notre argent et entretenir le système du toujours plus (de besoins créés), toujours plus vite (obsolètes et remplacés). C’est pourquoi nous devons être vigilants dans cette matière et offrir aux citoyens des espaces publics apaisés, sains et aérés. L’envahissement de la publicité doit être combattu au même titre que les dépôts clandestins, les déballastages d’hydrocarbure en mer ou les émissions de particules fines par les voitures car c’est notre cerveau qu’il pollue directement.

Guillaume Defossé, Rajae Maouane, Barbara de Radiguès
Co-président.e.s de la Régionale Ecolo Bruxelles

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