Nous nous réveillons tous les matins. Après notre douche, on s’habille. Certain.e.s sans questions, d’autres, souvent des femmes, commencent déjà à devoir réfléchir à leur journée. Devoir choisir une tenue en fonction, des lieux qu’elles vont devoir fréquenter, de l’heure à laquelle elles vont rentrer, des personnes qu’elles vont voir ou qu’elles risquent de croiser. Femmes harcelées, injuriées, humiliées, frappées, parfois même froidement abattues. Pourquoi? Parce qu’elle sont nées Femme. Il y a la violence dehors, et puis, parfois, elle continue à la maison. Faut-il donner des chiffres pour dire stop? 33 femmes déjà tuées cette année, 45 000 plaintes pour violences conjugales par an contre combien restées silencieuse? L’Institut pour l’Égalité des Femmes et des Hommes estimait qu’une femme sur sept avait été confrontée à au moins un acte de violence commis par son (ex-)partenaire au cours des 12 mois précédents. C’était en Belgique… en 2010. Depuis, plus de chiffre.
En France, une étude a démontré que dans 85 % des cas de meurtres au sein d’un couple, c’est la femme qui est la victime et que dans près de la moitié des cas où elles tuent leur compagnon, elles étaient victimes de violence de sa part. Bien souvent, ces meurtres et assassinats surviennent lorsque la femme prend la décision de quitter leur compagnon. Celui-ci décide alors qu’il a le droit de prendre la vie de celle qu’il estime être sa propriété. Comme un enfant casse un jouet qu’il ne peut plus avoir. La femme comme objet que l’on possède, que l’on domine, que l’on contrôle. C’est intolérable et pourtant, c’est le reflet d’une société encore profondément machiste qui ne combat qu’avec mollesse les inégalités de salaire, les publicités sexistes, le harcèlement de rue, le plafond de verre… C’est le reflet d’un monde inégalitaire qui voit la minorité des hommes écraser la majorité des femmes.

Nous devons nous lever et nous battre pour qu’une femme ne puisse plus jamais être victime de violences parce que femme, que ce soit par son conjoint un ami, un patron, un inconnu. Parce que ces femmes ne sont pas des chiffres, nous serons présent dimanche à la Marche Contre les Violences Faites aux Femmes.
Rendez-vous Place Poelaert à 13h30.

 

Guillaume Defossé, Rajae Maouane, Barbara de Radiguès
Co-président.e.s de la Régionale de Bruxelles

Lire la news en entier: ici