« Les Bruxellois ont eu assez de chantiers pour la législature […] Je demande que le gouvernement bruxellois postpose l’ouverture du chantier de la construction d’une piste cyclable sur la petite ceinture. »
L’auteur de cette demande dans l’Echo n’est autre qu’Olivier Maingain, bourgmestre, député fédéral et président de Défi (biffez la mention utile pour le décumul), ce parti qui avait raison sur tout depuis 50 ans mais qui avait oublié de nous le dire.

« Qu’on le suspende [ce chantier] et ce sera un signal clair pour les Bruxellois. » Sur ce dernier point, nous ne pouvons que le rejoindre. Suspendre la création de pistes cyclables après que le gouvernement ait investi des millions d’euros pour la rénovation des tunnels, au profit unique de la voiture (ce dont Olivier Maingain se félicite), est en effet un signal clair, pathétiquement clair. Une confirmation, en fait, que la vision de Défi et de cette majorité bruxelloise est rivée dans le rétroviseur du XXème siècle. Il est pourtant indéniable que la création d’une vraie politique pour le vélo est un élément essentiel pour diminuer la pression automobile et apaiser notre ville. Il est évidemment tentant à quelques encablures des élections de caresser dans le sens du poil certains électeurs excédés. Mais si beaucoup de Bruxellois sont agacés à juste titre par le manque de coordination des chantiers, encore plus sont ceux victimes de l’air irrespirable de Bruxelles et de la priorité systématique donnée à la voiture depuis 60 ans.

Le vrai défi, c’est d’oser être cohérent et ambitieux.  A bon entendeur…

Guillaume Defossé, Arnaud Pinxteren et Rajae Maouane

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