Ce mercredi, la grève générale en front commun syndical a été largement suivie par les travailleurs.euses de l’ensemble du pays. Nous avons pu le constater lors de notre tour des piquets de grève. Si les mobilisations climatiques occupent l’avant-scène médiatique et ce à juste titre, cette journée d’actions a été à nouveau l’occasion de rappeler ce que nous défendons depuis toujours : il ne peut y avoir de justice climatique sans justice sociale. Aujourd’hui, alors que la NVA attaque à nouveau un des fondements reconnus de notre système belge, la concertation sociale, il est impératif de défendre ce modèle. Et le défendre passe forcément par l’exigence d’un respect et d’une écoute mutuelles entre partenaires sociaux. Or, les confédérations patronales étant trop bien soutenues par le gouvernement fédéral, ce modèle apparaît aujourd’hui déséquilibré, d’où la colère des travailleurs.

Nous réclamons à leur côté une revalorisation du salaire minimum, un passage de témoin facilité entre travailleurs sur le départ et nouveaux entrants sur le marché du travail (Plan Tandem), une lutte efficace contre les burn out et un partage du temps de travail. Ce n’est qu’à ces conditions qu’on pourra améliorer le sort d’une population déjà largement précarisée par les mesures anti-sociales des gouvernements Di Rupo (exclusions du chômage, etc) et Michel (suppression du bonus pension, suppression des allocations d’insertions pour les plus de 24 ans, saut d’index…). Nous resterons aux côtés des travailleurs et de ceux qui défendent leurs droits à une vie décente.

Guillaume Defossé, Rajae Maouane, Barbara de Radiguès
Co-président.e.s de la Régionale Ecolo Bruxelles

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