Mardi, la Belgique a à nouveau été frappée par l’horreur quand un homme a poignardé, puis abattu deux policières et un passant avant de prendre une femme en otage dans une école et de blesser plusieurs autres policiers. Il a ensuite été tué par les forces de l’ordre. Nous tenons à rendre hommage aux victimes et aux policiers qui ont risqué leur vie pour mettre l’assaillant hors d’état de nuire. Par ailleurs, nous souhaitons saluer le courage admirable de nos concitoyens qui ont eu la présence d’esprit de couper l’accès du tueur aux élèves de l’école et qui ont tenté de le calmer. Nos amis liégeois ont une nouvelle fois démontré qu’ils sont aussi valeureux qu’ils le chantent.

Le tueur, violent, marginal et instable, semble s’être radicalisé en prison, comme de nombreux terroristes ayant frappé en Europe ces dernières années. Notre responsabilité politique aujourd’hui se trouve là. Nous devons nous demander comment la prison est devenue cette usine de recyclage de délinquants en terroristes. Nous devons interroger la politique carcérale et les conditions de vie derrière les murs. Violence, surpopulation, moyens budgétaires et humains insuffisants, mise sous influence des plus faibles par les plus dangereux… sont le quotidien des détenus et des agents. Or, si la prison est un lieu de sanction, elle doit également mettre en place les conditions de la réinsertion par un suivi social, psychologique, formatif et judiciaire au plus près de ces personnes qui ont vocation à sortir un jour et à retrouver la société. C’est le moins que nous puissions faire aujourd’hui pour nous protéger de ces événements tragiques.

Guillaume Defossé, Arnaud Pinxteren, Rajae Maouane
Co-présidents Régional

La newsletter en entier est à lire ici.