Ce matin, comme tous les matins, votre fils doit aller à l’école. Ce n’est pas loin, seulement quelques arrêts de tram. Vous, vous devez vous rendre au travail en bus. Ce soir, vous et votre famille avez été invités par des amis à un concert dans les locaux d’une association culturelle mais votre fille ne peut pas venir parce qu’elle a été invité à dormir chez une copine. Vous êtes prêts à sortir de chez vous mais soudain, vous sentez grandir la boule que vous avez en permanence au ventre. « Et si… »
Et si la STIB organisait un contrôle conjoint avec la police sur votre ligne ou celle de votre fils ? Et si des agents attendaient votre enfant à la sortie de l’école ? Et si ce soir, au milieu du concert, une rafle se déroulait ? Et si une visite domiciliaire était opérée chez la copine de votre fille ? Et si ce soir, vous dormiez tous en centre fermé ? Et si dans quelques jours ou semaines, vous vous retrouviez sur le tarmac de l’aéroport d’un pays que vous aviez fui pour sauver votre vie et offrir un avenir à votre famille ?

Nous devons refuser que des gens vivent constamment dans la peur. Nous devons exiger que certains lieux soient des sanctuaires pour les personnes sans-papiers. C’est pourquoi nous déposons des motions dans toutes les communes contre les visites domiciliaires, que Barbara Trachte a déposé une résolution visant à rendre la Fédération Wallonie-Bruxelles (crèches, écoles, théâtres…) « Entité hospitalière », que nos parlementaires ont mené une action aujourd’hui au parlement pour exiger la fin des opérations conjointes STIB police sur le réseau bruxellois. Parce que pour citer Zoé Genot : « La politique de détournement des yeux est finie. Il faut choisir son camp. Le camp de la solidarité, le camp que les Bruxellois ont choisi en désignant la Plateforme citoyenne Bruxellois de l’année ou le camp des semeurs de haine, des populistes qui rassemblent en agitant les peurs. ».

Guillaume Defossé, Rajae Maouane et Arnaud Pinxteren

Coprésidents Régionaux

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