En 1846, aux USA, Henry David Thoreau était emprisonné car il refusait de payer l’impôt pour protester contre le soutien de l’État à l’esclavagisme et contre la guerre d’expansion vers le Mexique. Gandhi, Martin Luther King et Nelson Mandela appliqueront le concept de désobéissance civile non-violente pour faire changer les mentalités et finalement, les politiques et la société. Aujourd’hui, en Belgique, ce sont des dizaines de milliers de citoyens qui prennent leur suite pour s’opposer aux lois et aux politiques injustes. Sécher les cours pour aller manifester pour le climat, pirater un panneau lumineux pour faire un passer un message contre le CETA, changer les affiches dans les panneaux publicitaires pour exiger des ministres du climat une vraie politique climatique ambitieuse, pénétrer sur un terrain militaire pour dénoncer la présence d’ogives nucléaires américaines sur le territoire belge…, les exemples se multiplient.

La désobéissance civile non-violente est évidemment légitime car les combats sont légitimes. L’urgence climatique, la sauvegarde de la planète, la paix ou encore la justice sociale nécessite plus que jamais un engagement citoyen quand les dirigeants politiques s’en sont désengagés ou désintéressés. Ce type d’action, par leur illégalité, attire l’attention des médias et de l’opinion publique de manière souvent bien plus efficace que les moyens classiques. C’est pourquoi nous soutenons les deux types d’engagement et d’action car main dans la main, ils arrivent à faire évoluer le monde. Nous soutiendrons toujours les actions pacifiques et non-violentes et les luttes originales. « Rien d’audacieux n’existe sans la désobéissance à des règles » Jean Cocteau.

Guillaume Defossé, Rajae Maouane, Barbara de Radiguès
Co-président.e.s de la Régionale Ecolo Bruxelles

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