Le Parlement bruxellois a voté ce vendredi en plénière l’ordonnance gaz-électricité. Le travail parlementaire a permis d’apporter au projet du Gouvernement des infléchissements majeurs.

« Je me félicite qu’Ecolo ait pu faire évoluer significativement ce texte en limitant clairement le déploiement des compteurs communicants et en proposant des balises fortes » déclare Magali Plovie.

Dorénavant les compteurs communicants se déploieront dans le cadre suivant :

  1. Celui des obligations européennes (bâtiments nouveaux ou lourdement rénovés et en cas de remplacement) ;
  2.  Pour les clients finaux qui :
  •  ont un véhicule électrique ou qui disposent d’une unité de stockage d’énergie.
  •  sont de gros consommateurs (plus de 6 000kw/h).
  •  sont des prosumers.

Mais cela pour autant qu’une étude préalable ait montré les intérêts économiques, sociaux et environnementaux de ce déploiement. La nouvelle version du texte prévoit également que l’activation de la fonction communicante se fasse uniquement à la demande du client final. Il s’agit d’avancées primordiales pour encadrer le déploiement des compteurs communicants qui, s’ils peuvent permettre une meilleure gestion du réseau électrique via la flexiblité, ne peuvent être, seuls, un instrument de maîtrise de la consommation d’énergie et un instrument de transition.

Par ailleurs, le manque de recul et les expériences actuellement en cours qui soulèvent de nombreuses questions (obsolescence de la technologie, impacts sur les publics précarisés, sur la vie privée et sur la santé et l’environnement et notamment chez les publics électrosensibles), ont poussé Ecolo à demander la mise en place d’un comité de suivi. Demande non rencontrée par la majorité.

Les débats sur les ordonnances Gaz/Électricité ont été également l’occasion pour Ecolo de faire adopter un nouveau chapitre sur l’autoconsommation collective. C’est un dispositif qui permet à un ou plusieurs producteurs et un ou plusieurs consommateurs, proches géographiquement, de se regrouper pour organiser la consommation de l’électricité produite, le plus souvent d’origine photovoltaïque. « C’est un premier pas important et qui permettra à terme de booster les énergies renouvelables en Région Bruxelloise » souligne Évelyne Huytebroeck

Magali Plovie et Evelyne Huytebroeck