02/218.09.02
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En 1990, après des années de lutte pour le droit des femmes à disposer de leur corps, la Belgique vote enfin une loi qui suspend les poursuites légales en cas d’interruption volontaire de grossesse si celle-ci respecte certaines conditions (état de détresse, avant la douzième semaine de grossesse, information complète, soutien socio-psychologique…). Mais l’avortement n’est pas formellement autorisé et d’ailleurs, se retrouve toujours dans le code pénal vingt-huit ans plus tard. Il y est qualifié de « délit contre l’ordre des famille et la morale publique ».

Or, d’après un sondage commandé par le Centre d’Action Laïque, 75 % des citoyens sont pour une sortie de l’IVG du code pénal. Et c’est bien normal. L’avortement est une question de santé publique, de droit des femmes, de droit au choix. Faire valoir ses droits ne doit pas être considéré comme un délit. Il est temps de contourner les forces conservatrices de ce pays (les chrétiens démocrates flamands et francophones ainsi que les nationalistes) et de voter la dépénalisation. Mais pour cela, il faudra que les libéraux qui partagent avec eux la majorité au fédéral fasse preuve de courage et de volonté. Ils n’en débordent pas mais peut-être qu’en raclant les fonds de leurs tiroirs, ils en trouveront assez pour poser ce geste historique à nos côtés.

Guillaume Defossé, Arnaud Pinxteren et Rajae Maouane

Coprésidents Régionaux

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