02/218.09.02
Sélectionner une page

Pour Ecolo, le récent mouvement social des coursiers Deliveroo, et la précarisation des nouvelles conditions de travail qui leur sont imposées (rémunération à la course sans couverture sociale ou assurance « accidents de travail ») montre à quel point des réponses politiques fortes sont indispensables face au développement des nouveaux modèles économiques liés à l’émergence du numérique. Aux yeux des écologistes, les innovations économiques et technologiques représentent une opportunité, à condition qu’elles créent une plus-value pour l’ensemble de la société.

« On ne peut que constater et regretter que les différents gouvernements, tant fédéral que bruxellois, n’en font assez pour encadrer ces nouveaux modèles économiques, » confirme le député fédéral Ecolo Gilles Vanden Burre. « Entre Kris Peeters qui se résigne et reste les bras croisés devant l’échec des négociations entre les coursiers et la direction de Deliveroo, et Didier Gosuin qui ouvre son appel à projet annuel de 600.000 euros à l’économie collaborative sans vision claire ou réponse quant aux statuts des travailleurs, nous sommes en train de passer à côté de l’importance des enjeux, » ajoute Gilles Vanden Burre.

C’est pour répondre structurellement à ces défis qu’Ecolo veut lancer les coopératives 2.0. L’objectif : à l’heure de la révolution numérique, diffuser un modèle coopératif 2.0 et soutenir les plateformes coopératives. Pour les écologistes, puisque la valeur de ces plateformes est essentiellement créée par les usagers et les fournisseurs, il est en effet normal qu’elle leur revienne, et non être concentrée dans les mains de quelques actionnaires situés hors de nos frontières.

« Des initiatives peuvent être prises rapidement au niveau régional. A côté d’un fonds d’investissement structurel pour financer le lancement de coopératives et de plateformes coopératives dans tous les secteurs, sur le modèle du fond Brasero qui existe en Wallonie, les pouvoirs publics doivent pouvoir proposer un appui technique pour le développement de plateformes-types, créées sous licence libre, qui pourraient ainsi être mutualisées, appropriées et réutilisées par les collectifs, » poursuit Arnaud Pinxteren, député bruxellois Ecolo. « Ce soutien public ne peut d’ailleurs pas être conditionné uniquement à la rentabilité économique de court-terme, comme c’est le cas aujourd’hui. Développer et structurer cette nouvelle forme d’entreprendre demande du temps et une volonté politique forte. Fondamentalement, Ecolo veut des pouvoirs publics créatifs et partenaires des acteurs de l’économie innovante, c’est-à-dire l’économie du partage, le peer-to-peer, la production locale, l’économie de la fonctionnalité ou encore l’économie circulaire. Pour nous, il est très clair que la révolution numérique est une source importante d’opportunités, à condition qu’elle bénéficie à l’ensemble de la société et qu’elle créée des emplois durables, dignes du 21ème siècle, » conclut Arnaud Pinxteren, député bruxellois Ecolo.

Retrouvez l’ensemble de nos propositions ici.

Photo: Created by Peoplecreations – Freepik.com