02/218.09.02
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L’hebdomadaire « Le Vif » révèle ce jour le soupçon de fraudes aux cartes carburant qui planent sur Bruxelles-Propreté.
Dans son rapport émis pour l’année 2016 et approuvé le 28 septembre dernier, la Cour des Comptes pointe en effet le problème de l’utilisation des cartes carburant.Plus précisément, des irrégularités sont observées concernent les 32 cartes de réserves dévolues à un responsable opérationnel afin d’approvisionner des machines ou des véhicules en cas de cartes « régulières » défectueuses ou perdues.
Parmi les problèmes relevés, la Cour souligne notamment que « l’utilisation des cartes de réserves entraîne ponctuellement un nombre élevé de prises de carburant par mois, des quantités anormalement élevées ou basses par prise, des prises multiples par jour et parfois de plusieurs type de carburant(…) »
Et la Cour de conclure que «ces constats rendent difficiles les contrôles de consommation par le service charroi, l’audit interne ou la hiérarchie ».
Derrière le langage policé de la Cour des Comptes, ces constats sonnent comme la dénonciation d’une fraude massive à la carte carburant. Face à de tels agissements, une réaction vigoureuse de la direction s’impose.
Depuis de nombreuses années, je m’inquiète de la gestion de l’Agence Bruxelles Propreté. La gestion de ce dysfonctionnement interne en dit long aussi sur la nonchalance de la direction. Sans parler de la tutelle ministérielle.
Cette dernière s’est en effet essentiellement contentée d’introduire une limitation annuelle de consommation de carburant prise en charge par l’ABP fixée à 1.500 litres par agent pour les voitures de fonction sans faire aucune distinction entre les différents types d’usages des voitures de fonctions et donc les besoins réels des agents concernés.
Pire, rien n’est mentionné concernant la fraude en tant que telle, les mesures prises pour identifier les coupables et les sanctions éventuelles. Ce laxisme de la direction de l’Agence est incompréhensible. 
J’espère que la prochaine commission de l’Environnement pourra faire la clarté sur cette affaire, les montants en question, l’ampleur et la durée de ces pratiques.
Arnaud Pinxteren, parlementaire bruxellois.