02/218.09.02
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Actuellement, en Belgique, une personne qui démissionne n’a pas droit aux allocations de chômage pendant minimum 4 semaines ; et le Gouvernement fédéral entend faire passer ce délai à 13 semaines. « Une voie punitive absurde et dépassée, » pour Ecolo-Groen qui, au contraire, entend donner la chance aux indépendants et aux employés de se relancer directement sur le marché du travail. L’objectif des écologistes est triple  : encourager les transitions de carrière, favoriser l’entrepreneuriat et lutter efficacement contre le burn-out.

Concrètement, ‘Deuxième chance‘ recouvre deux propositions de loi, l’une concerne les salariés, l’autre les indépendants:

  1. Octroi des allocations de chômage en cas de démission d’un salarié, avec un maximum de 3 fois au cours d’une carrière professionnelle.
  2. Extension du droit passerelle pour indépendants, en ajoutant un nouveau critère : la cessation volontaire de l’activité (aujourd’hui, seuls la faillite, le règlement de dettes, la force majeure ou les raisons économiques sont reconnus). Dorénavant, tout indépendant qui en fait la demande, sans conditions de revenus ou de difficultés économiques, pourra donc bénéficier du droit passerelle (1.169 EUR par mois, durant 12 mois maximum sur l’ensemble de sa carrière) s’il cesse son activité pour se relancer dans un autre projet, professionnel ou personnel.

« Ces propositions représentent une vision moderne de la société et du marché de l’emploi, soutenant ceux et celles qui souhaitent réorienter leur carrière, créer leur entreprise, ou mettre fin à une situation professionnelle qui les rend littéralement malades. Aujourd’hui, le salarié qui démissionne ou l’indépendant qui arrête son activité n’ont droit à rien. On les punit de vouloir changer le cours de leur vie professionnelle. Ce n’est pas normal et ce sont des pratiques d’un autre âge. Le marché du travail est en pleine mutation depuis la fin du 20e siècle et les carrières ‘complètes’, linéaires, sous le même statut et avec le même employeur, ne correspondent plus à la réalité actuelle. Il est donc temps de faire évoluer nos législations, » commente le député fédéral Ecolo Gilles Vanden Burre.

Ecolo rappelle également que le nombre de belges diagnostiqués en burn-out a pratiquement doublé depuis 2014 et concerne actuellement 332.740 personnes. Pour les écologistes, ces mesures ‘Deuxième chance’ auront un impact positif sur les maladies liées au travail et au burn-out, dont le coût pour notre sécurité sociale est plus élevé que celui du chômage. « En effet, au lieu de pousser les salariés à bout dans un travail qui ne leur convient plus, ils pourront éviter le pire en démissionnant, à temps, et rebondir dans un nouveau projet professionnel. Par ailleurs, ces maladies de longue durée, comme les burn-out, coûtent de plus en cher à la collectivité et représentent actuellement 7,7 milliards d’euros. Je ne peux pas m’imaginer que nos propositions, qui encouragent la mobilité professionnelle, l’entrepreneuriat et qui veillent à une meilleure santé des belges actifs, ne soient pas accueillies positivement par les autres formations politiques, » conclut Gilles Vanden Burre.