02/218.09.02
Sélectionner une page

Quelques jours après la rentrée académique, un panneau publicitaire mobile tournait déjà autour des universités pour inciter de jeunes étudiantes à « trouver un sugardaddy », comprenez un client pour « améliorer leur style de vie », comprenez payer vos factures de loyer et d’alimentation. Et soudain, les responsables politiques (de l’Enseignement, de l’Égalité des Chances, de la Lutte contre la Pauvreté…) semblent découvrir cette réalité de la prostitution étudiante.

Nous saluons la réaction rapide d’Olivier Deleuze qui a interdit cette publicité sur son territoire communal suivi par le Ministre-Président bruxellois qui a élargi l’interdiction à tout le territoire de Bruxelles-Capitale. Cependant, il ne s’agit ici que de contrer les effets. Or, les causes sont connues : paupérisation de la population, austérité aveugle, conditions d’accès aux bourses d’étude trop dures et/ou trop compliquées, montants trop faibles… En quinze ans, le nombre d’étudiants émargeant au CPAS a été multiplié par sept ! Il est grand temps de refinancer les aides sociales pour les étudiants, de contrôler les frais cachés des études et de maîtriser le coût du logement étudiant. Pour que tous aient accès aux études sans devoir perdre sa dignité.

Guillaume Defossé, Rajae Maouane et Arnaud Pinxteren

Coprésidents Régionaux

@ MAX PPP

La newsletter en entier est visible ici.